TPMP, un bad buzz mérité ?

TPMP est une émission diffusée sur C8 du lundi au vendredi à 19h10. L’émission existe depuis 2010 et a, depuis, subi de nombreuses polémiques. L’animateur, Cyril Hanouna, surnommé « baba » a été l’objet de nombreuses réactions. Adulé par certains, détesté par d’autres, faisons un point sur la polémique actuelle.

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Cyril Hanouna et ses chroniqueurs. Source : L’express.

Touche pas à mon poste est indétrônable depuis de nombreuses années. Seule l’émission Quotidien, présentée par Yann Barthes sur TMC à la même heure change la donne. Arrivée en début année, Quotidien prend de plus d’audience et l’on observe une « guéguerre » entre les deux programmes. Cependant, Quotidien n’est pas l’unique raison de la perte d’audience de TPMP. De nombreux spectateurs ont été fortement choqués par des séquences de l’émission, et nombreux sont les personnes à avoir déposé plainte au CSA. Les dernières en date : le canular morbide face à Mathieu Delormeau, ex-présentateur de Tellement Vrai, une main placée sur le sexe de l’animateur pour la chroniqueuse Capucine Anav et une séquence jugée homophobe par le CSA.

C’est cette dernière séquence qui a le plus déchaîné la toile. Le jeudi 18 mai, Cyril Hanouna a piégé un homosexuel en direct du plateau. Il passe la veille une fausse annonce sur un site internet, VivaStreet. Il répond en direct du plateau, en haut-parleur, à un jeune homme qui est tombé sur l’annonce. Dans la peau de Jean-josé, 1m85, il répond à l’appel d’un certain Mathieu en mimant une posture et une voix efféminée. Puis il répond à un certain Mika, qui montre un très gros intérêt pour Jean-josé. Les chroniqueurs sont hilares, les téléspectateurs un peu moins. 

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Faux profil de Cyril Hanouna sur le site Viva Street. Source : C8

Les polémiques ont déchaîné les réseaux sociaux, les associations se sont mêlées de la partie, et les réactions ne se sont pas fait attendre. Certaines associations LGBT ont jugé la réaction du CSA trop longue, et elles ont fait de leur mieux pour accélérer le jugement.

Certains chroniqueurs comme Enora Malagré et Thierry Moreau ont préféré quitter l’émission, justifiant ne plus être à leur place. Tout comme Bertrand Chamerois, précédemment, aucun deux ne souhaite partir en désaccord avec l’animateur Cyril Hanouna. Tous jouent énormément sur cette « grande famille » qu’est TPMP.  Seul Mathieu Delormeau déroge à cette règle. Sans nouvelles du chroniqueur depuis qu’il a osé s’exprimer sur l’affaire, les fans s’inquiètent. Il est blacklisté de la chaîne C8, et nombreux se demande quel est son état d’esprit actuel. 

Les associations telles que le refuge sont scandalisées face à un tel canular, car elles appuient sur le risque de suicide du jeune. Elle trouve la séquence scandalisant et n’hésite pas à le faire savoir. En effet, le jeune piégé a été reconnu par sa famille et a été menacé. L’inquiétude s’est d’autan plus accentué, car, personne ne connaît l’identité du garçon et n’a moyen de s’assurer qu’il va bien. 

Le 19 mai 2017, l’association LE REFUGE publie un premier communiqué de presse montrant son indignation face a la séquence.

« Cette attitude et ces propos à large diffusion publique véhiculent une image dégradante des personnes homosexuelles en les réduisant à une caricature qui plus sous une connotation exclusivement sexuelle ne peut qu’alerter l’association nationale LE REFUGE, laquelle se donne pour objet quotidien, de lutter contre toute forme d’homophobie. » – Maître Charles BERNIER

Le 01 juin 2017, l’association LE REFUGE publie un nouveau communiqué de presse réagissant sur les procédures judiciaires. 

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Logo de l’association « Le Refuge ». Source : Le-refuge.org

« L’association rappelle que, de son côté, elle a déposé deux mains courantes puis un signalement pour appel téléphonique inquiétant auprès des services de police. Elle souhaite donc laisser ces derniers œuvrer sereinement pour faire la lumière sur les appels reçus sur sa ligne d’urgence. » – LE REFUGE

Alors que le CSA était encore en réflexion sur sa sanction, Cyril Hanouna a publié une lettre ouverte dans le journal Libération. Dans sa lettre, il évoque son regret face à ce sketch. Il estime que si des gens se sentent blessés par son émission, alors c’est qu’elle doit évoluer et surtout ne pas blesser. Voici un extrait :

Ce qui se passe depuis quelques jours autour de ce sketch me fait prendre conscience qu’aujourd’hui, en 2017, ce n’est pas vrai partout et pour tous en France. Qu’aujourd’hui, en France, des homosexuels souffrent encore trop du rejet. Ce sketch est allé trop loin. Je n’ai jamais voulu les stigmatiser d’aucune manière. – Cyril Hanouna.

Coup médiatique ? Sincérité ? Les avis sont mitigés face à cette lettre. Alors que certains estiment que, même avec des excuses, l’émission doit être punie, voire stoppée, d’autres prennent avec joie cette lettre et estiment que la justice est faite. Mais qu’en est-il du côté du CSA ? Après des semaines d’attente, le CSA a enfin réagi ce mercredi 07 juin. Et la décision est irrévocable ! L’émission Touche pas à mon poste sera punie de publicités.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a prononcé aujourd’hui à l’encontre de C8 deux sanctions, concernant des séquences diffusées dans l’émission Touche pas à mon poste, lui interdisant de diffuser des séquences publicitaires pendant cette émission, ainsi que 15 minutes avant et 15 minutes après sa diffusion. Cette sanction s’applique aux émissions en direct comme à leurs rediffusions pour une durée totale de trois semaines au cours du mois de juin.

Alors qu’en est-il réellement d’une telle décision ? Est-elle trop lourde ? Ou au contraire trop clémente ? Le retrait des pubs est important pour une émission comme celle-ci. Effectivement, cela représente 150 000€ par jour, sois 80% des recettes de C8 journalières. Autant dire que la part est assez énorme. L’émission étant produite par H2O, une société de production créée par Cyril Hanouna, et dont Bolloré est actionnaire à 51% via la filiale HAVAS. Cyril Hanouna pense lui que le CSA souhaite faire mourir l’émission. Car en effet, avec une telle somme d’argent en moins, la chaîne C8 va presque tourner à vide pendant 3 semaines, ce qui n’est pas rien. Mais que les téléspectateurs se rassurent, le patron de C8 a décidé de maintenir l’émission coûte que coûte, mais si elle ne rapporte plus rien. Beau geste de la part du patron certes, mais quel est l’avenir de l’émission ? Les chroniqueurs quittent le navire, les annonceurs publicitaires se retirent un à un par peur d’être mêlés au scandale. De plus, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappia, l’a récemment convoqué. Elle lui a proposé d’installer un buzzer dans l’émission afin d’arrêter une séquence qui dérape. Pour certains défenseurs de la cause, la décision est assez faible. 

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Cyril Hanouna et Marlène Schiappia. Source : 20 minutes

La saison se termine dans un peu moins d’un mois, et les polémiques se déchaînent. Qu’en est-il de l’avenir de l’émission ? Les fans seront-ils au rendez-vous à la rentrée ? Laissons la place aux internautes qui réagissent à cette polémique. 


OUI, je regarde TPMP :

Luny regarde l’émission. Elle regarde tous les jours l’émission et avoue qu’elle se sent mal lorsqu’elle rate une diffusion et se précipite sur le re-play. C’est son remède à elle contre le stress et une mauvaise journée. Elle sera très attristée si l’émission s’arrête, mais prend du recul et se permet d’analyser les faits. Elle avoue avoir ri la première fois qu’elle a vu la séquence, mais comprend finalement la réaction des gens. Elle estime que l’émission méritait bien une sanction. Elle n’arrive pas juger si l’arrêt des pubs est important ou non mais est soulagée du maintien de son talk-show. Elle juge par contre sévère la réaction des gens, surtout lorsque l’on accuse Cyril Hanouna d’être homophobe. Elle trouve cela aberrant compte tenu qu’il y ai eu 3 homosexuels sur le plateau. Elle juge cette séquence maladroite, mais pas homophobe. Mais elle n’hésite pas à pointer du doigt le départ récent des chroniqueurs. Elle trouve le moment mal choisi, même si elle les apprécie énormément. 

Jonathan regarde l’émission et avoue assez rapidement que des choses l’agacent dedans. Il estime que la polémique est de trop et que ce genre de sketch existe depuis des années à la radio. Lui ce qui le dérange, c’est le choix des chroniqueuses. Il trouve que l’animateur les choisi pour leur physique, et pas réellement pour leur intérêt. Lorsqu’on lui demande si la séquence visée par le CSA est homophobe, il répond instinctivement que non, elle ne l’est pas. 

Camille regarde, elle aussi, l’émission. Elle regardait chez ses parents, et aimait beaucoup le talk-show. Elle considère que les informations sont, de nos jours, tellement tristes qu’il est agréable de pouvoir se vider la tête le soir, sans être choqué. Elle trouve la séquence maladroite, mais estime qu’il y a plus grave dans le monde et que le combat est mal choisi. 

NON, je ne regarde pas TPMP : 

Émilie ne regarde plus l’émission. Déçue par le programme, elle considère que l’animateur se croit au-dessus des lois. Elle félicite le CSA pour son action et estime qu’elle devrait être encore plus répressive lors des prochains scandales. Elle est heureuse de cet acharnement et estime que l’animateur mérite ce qui lui arrive. Elle aimerait que l’émission s’arrête définitivement et est furieuse contre le lynchage fait à Mathieu Delormeau. 

Yasmina ne regarde plus l’émission et est très choquée par ce qui se passe dans ce programme. Elle considère que les actes minimisés sont une insulte auprès des minorités. C’est avec une pointe d’ironie qu’elle dénonce les séquences de sexisme dans ce programme. Lorsque TPMP explique qu’un chroniqueur avait bu, elle s’offense et crie au scandale, expliquant que ce n’est en rien excusable. Elle qui combat pour les minorités se dit scandalisée qu’une telle émission existe. Elle espère que le CSA permettra l’arrêt définitif de cette émission. Lorsqu’on lui parle de l’existence de tel sketch depuis longtemps, elle réplique que les mentalités doivent avancer et qu’il est temps d’arrêter ce massacre. 

Yohan ne regarde plus l’émission lui aussi, et se dit contre ces débordements. Il considère qu’il ne souhaite pas regarder un programme qui va à l’encontre de ses convictions et qui protège des délits comme l’homophobie, mais aussi le sexisme. Il attend qu’une chose, que le CSA arrête la diffusion de l’émission. Il se dit choqué et déçu par l’animateur de ce programme et considère qu’il devrait être arrêté. 


Que penser de cette émission ? Que penser des séquences prisées par le CSA ? À vous d’en juger. Homophobie, sexisme ? Ces mots sont-ils trop forts ou au contraire, ont-ils bien leur place ? Comment voyez-vous cette émission ? Et dites nous en commentaires quel devenir, vous aimeriez pour cette émission, ainsi que sa place à la télévision. 

Laure Miguet

A lire aussi : Entretien avec Magalie Grédy, atteinte de l’endométriose, une maladie invisible.
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Interview : Rencontre avec Corinne de Leenher, une entrepreneuse belge, créatrice d’une marque de cosmétiques végans.

Corinne de Leenher est une chef de projet spécialisée en stratégie digitale. Localisée en Belgique, elle souhaite guider les gens vers une consommation plus éthique et en accord avec eux-mêmes. Elle est à la fois une blogueuse et gérante d’une boutique en ligne de cosmétiques capillaires végan. Mais aussi une blogueuse parlant de son quotidien hypersensible, et créatrice d’une marque de cosmétiques naturels. Avec toutes ces casquettes, Corinne cumule près de 70 h de travail par semaine, et elle aime cela. Son secret ? L’organisation. Elle prend un plaisir immense à partager avec les gens, et faire des rencontres pertinentes. Découvrez l’interview de Corinne de Leenher, cette working-girl digitale.

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E-commerce de produits capillaires.

Laure Miguet : Bonjour Corinne, vous êtes actuellement entrepreneuse et blogeuse. Pouvez-vous nous décrire un peu votre parcours professionnel pour en arriver là ?

Corinne de Leenher : J’ai commencé à écrire en 2002, et désirait m’exprimer sur des sujets qui me touchent. Sans objectif professionnel à l’horizon, je voulais partager avec les autres. Internet me semblait être un support idéal afin de détourner ma timidité. 
J’ai donc commencé par un blog sur un trouble mental, mais j’étais trop affectée par les souffrances des familles. J’ai donc arrêté l’aventure et je me suis tournée vers un sujet qui me passionnait tout autant : les cosmétiques naturels.

C’est ainsi que j’anime le blog « MissPetitsProduits » depuis bientôt 7 ans. J’aime l’idée d’aider des personnes à se sentir mieux dans leur peau et de leur réapprendre à prendre soin d’elles. 

L’expérience étant une réussite, j’ai ouvert depuis un an maintenant un autre site, qui a pour thème l’hypersensibilité. C’est un blog plutôt thérapeutique à destination des personnes hypersensibles ou de leurs proches. Toutes ces expériences m’ont donné l’envie de reprendre mes études afin de devenir chef de projet en marketing digital. 

L.M : Vous avez récemment lancé une campagne Crowfunding pour lancer votre marque de cosmétiques naturels : The Beauty Sanctuary Cosmetics. Comment vous ai venu l’envie de créer cette marque 100 % naturelle ?

C.D.L : J’ai réalisé des formations pour mieux conseiller les lectrices de mon blog beauté, et écrire mes revues de produits. Grâce à elles, je me suis rendu compte que j’avais les compétences et surtout l’envie terrible de réaliser mon rêve d’adolescente. Celui-ci est de créer une ligne cosmétique 100% naturels, végétalien, sensoriel, moderne et sans huiles essentielles.
La campagne de financement participatif était un excellent moyen de sonder les potentiels clients et de vérifier leur intérêt vis-à-vis de mon projet. Une aventure riche en émotions, qui s’est terminée par un succès.

L.M : Vous tenez aussi une boutique capillaire en ligne. Quel était ce besoin de créer une plateforme de revente ?

C.D.L : Cette boutique en ligne était le projet réalisé pendant mes études de marketing digital, j’ai réalisé l’exercice du début à la fin et j’ai fini par me rendre compte que j’adorais ce que j’avais mis en place, sans me poser trop de questions, j’ai sauté le pas. Aujourd’hui, « Madame Tignasse » est une petite boutique familiale qui prend de l’élan et qui me passionne toujours autant. Elle aura deux ans en octobre prochain.

« J’ai besoin de travailler, de créer, d’écrire, cela me rend heureuse. J’ai cette chance incroyable de pouvoir vivre de mes passions. »


Tu souhaites découvrir d’autres working girls ? Alors viens rencontrer : Caroline Poligné : jeune working-girl, créatrice de la marque Solis et Lunae.

L.M : Vous cumulez trois blogs différents, une plateforme de vente de produits capillaires naturels et une marque de cosmétiques 100% naturels. Comment gérez-vous au quotidien ces différentes activités ?

C.D.L : L’organisation est la clé. Certaines journées sont dédiées uniquement à l’écriture, je m’aide d’un logiciel de dictée qui me permet de gagner un temps précieux. Ensuite, je programme mes publications sur les différents blogs ainsi que les partages sur les réseaux sociaux. 

En ce qui concerne la boutique, toute la famille prépare les colis, surtout lorsque je suis malade, je souffre d’endométriose profonde! Et en ce qui concerne la création de la marque cosmétique, j’y bosse dur tous les jours depuis plus d’un an et demi maintenant. J’ai pris le temps de perfectionner mon idée de base, de prendre le temps de trouver les bons partenaires pour rendre cette marque vraiment unique.                                                                                                                          

J’ai besoin de travailler, de créer, d’écrire, cela me rend heureuse. J’ai cette chance incroyable de pouvoir vivre de mes passions. Je travaille en moyenne 70 heures par semaine, mais je me sens riche d’expériences et de rencontres incroyables.

L.M : Vous-vous définissez hypersensible, et en parlez aisément dans l’un de vos blogs. Quels sont vos plus grosses contraintes quotidiennes ?

C.D.L : Une de mes contrainte quotidienne est d’être une personne sans filtre. Je suis comme une femme nue sous un blizzard en plein hiver, ou une femme nue sous le soleil du Sahara sans protection, aucune. Disons que je ressens tout, très fortement. 

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Sentio Mundi, blog de Corinne De Leenher où elle expose son hypersensibilité.

 

 

 

 

 

Magalie Grédy se livre sur sa maladie par ici : Entretien avec Magalie Grédy, atteinte de l’endométriose, une maladie invisible.

Comme le disait Gustave Flaubert : je suis doté d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire. 
Mais j’aime mon hypersensibilité. Et c’est un message positif que je désire surtout faire passer sur le blog Sentio Mundi.

L.M : Vous avez surement dû être confronté à des milliers de difficultés. Que conseillez-vous à des gens sensibles à la nature désirant se lancer dans l’entreprenariat ?

C.D.L : Oui l’entrepreneuriat, on l’a dans le sang ou pas. Disons que la plus grande des difficultés c’est apprendre à ne pas avoir peur de se lancer. À l’heure actuelle, il existe des structures de création d’entreprises fiables, qui permettent aux personnes désireuses de se lancer, de construire le projet, travailler dessus, et d’oser en toute sécurité.

Je pense aussi que chaque petite action est très importante, ne pensez jamais que votre projet est inutile, travaillez-le avec votre cœur, on a souvent tendance à l’oublier notre cœur, ainsi que notre instinct.

Il existe un potentiel énorme dans le domaine de la nature : que ce soit le zéro déchet, la consommation saine et moindre, l’animation d’ateliers, création de formations en ligne ou physiques. Les gens prennent de plus en plus conscience qu’ils doivent maintenant agir pour aider les générations futures à vivre encore sur cette Planète. Et c’est merveilleux !

L.M : Et enfin, quel est votre prochain gros événement / projet ?

C.D.L : Le prochain grand événement est le lancement de ma marque cosmétique, prévu pour après la rentrée 2017 ! Mais aussi la préparation de ma chaîne YouTube, liée à mon blog beauté pour laquelle j’ai déjà tourné une dizaine de vidéos. Il ne me reste plus qu’à apprendre à les monter. Et enfin, pour début 2018, je proposerai en ligne, un coaching pour personnes hypersensibles et désireuses d’améliorer leur quotidien. Pour vivre au lieu de subir. 

Laure Miguet 


Tu peux découvrir Corinne sur ses différents sites : 

Tu peux me retrouver sur les réseaux sociaux :

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Le collectif All créative reviens pour une seconde édition avec le thème : les poupées russes.

Ce lundi 29 mars à Nice s’est déroulé la seconde édition de « All Créative » à l’Akathor. Pour ce renouvellement, l’organisateur de l’événement, L’individu Photography, et la styliste,  Olcik Colceac avaient choisi pour thème : Les poupées russes.

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Les organisateurs souhaitent un réel échange entre les modèles, la créatrice, les photographes, et tout amateur d’art. Organisé à l’étage de l’Akathor, bar du vieux nice, l’intimité et la convivialité est au rendez-vous. 

Les modèles et la créatrice se retrouvent assez tôt dans la soirée. En effet, les modèles passent sous les doigts des maquilleuses et coiffeuses. Chaque modèle a sa coiffeuse et maquilleuse. La créatrice s’occupe des dernières retouches, et habille ses modèles. Elle jette un oeil à chaque création avant de leur donner. Toutes les tenues sont alors parfaites et prêtes à être portées. 

Aux alentours de 21h, la première modèle, Kim Diana, est prête à être shootée. Elle est très vite suivie de Ina. Les deux modèles sont shootée en individuel avant le début du show. Les photographes travaillent leurs prises de vues, se conseillent et échangent. Le shooting est assez bon enfant, et tout le monde y trouve son compte. 


Tu peux découvrir : Première édition de All Créative à Nice, une expérience artistique proposée par le créateur Justin Gage.

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Une bonne demi-heure plus tard, toutes les modèles sont fin prêtes, et la créatrice aussi. Becco, plus connu sous le nom de l’individu photographie lance le show. Chaque modèle est présentée, ainsi que sa maquilleuse et sa coiffeuse. La créatrice, Olcik Colceac, présente chacune de ses créations et se présente brièvement. Nous avons alors une robe élégante bleu marine, suivie d’une robe de soirée en velours, puis d’un ensemble noir aéré, une robe ample et sexy rouge et enfin, une jupe imposante et hivernale. 

Les photographes n’en loupent pas une miette et prennent des photos de groupe, puis individuelle afin de présenter les créations. Sophie Tixie passe en première. Elle présente une robe rouge et volante. Puis, Kim Diana, Ina Modèl, Preiya Dovel, Madeleine Russek ont elles aussi présenté les créations de l’atelier de couture ColceacO. 

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Vers 22h, les photos individuelles se terminent. Un photographe s’attelle à photographier les invités présents et des portraits sont réalisés. La soirée se termine sur une note de bonne humeur et de convivialité. 


Si tu veux découvrir le site, tu peux lire : Entretien avec Magalie Grédy, atteinte de l’endométriose, une maladie invisible.

Entretien avec Magalie Grédy, atteinte de l’endométriose, une maladie invisible.

Magalie Grédy est une jeune femme de 29 ans. Comme une femme sur dix, elle est atteinte de l’endométriose. Diagnostiquée il y a 2 ans en essayant d’avoir un enfant, Magalie vit une maladie invisible, et peu connu de tous.

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Laure Miguet : Bonjour Magalie. Comme une femme sur dix, vous souffrez de l’endométriose. Pourquoi avoir pris la décision d’en parler dans un blog ?

Magali Grédy : Bonjour Laure ! Avant de découvrir que j’étais atteinte de cette maladie et surtout avant qu’elle se déclare, j’étais très dynamique, souriante, extravertie, avec une grande joie de vivre : je ne tenais pas en place. Depuis, je me suis malheureusement bien trop renfermée sur moi-même pour pas mal de raisons. Au départ, j’avais pensé faire un livre, puis je me suis tourné vers l’idée de faire un blog, pour parler de mon histoire afin de vider mon sac, mais aussi pour faire connaître cette maladie trop méconnue. Je ne supporte pas l’idée que l’on puisse croire que les femmes atteintes d’endométriose soient des simulatrices. Je me dis que si chaque femme en parle comme je le fais, cela ferait avancer les choses, et c’est mon but.

L.M : On y découvre de nombreuses erreurs médicales à votre égard. Comment expliquez-vous une si longue période avant d’avoir le bon diagnostique ?

M.G : De ce côté là, je n’ai pas à me plaindre, car finalement pour moi ça s’est passé plutôt rapidement. Les médecins ont mis un peu plus d’un an à me diagnostiquer, ce qui est plutôt rapide. Certaines mettent plus de 10 ans avant d’être diagnostiquées ou plutôt d’avoir le bon diagnostic. Pour mon cas, j’ai un tempérament qui fait que je ne lâche jamais rien, donc j’ai énormément regardé sur internet ! Quand je suis tombé sur un article à propos de l’endométriose, j’ai tout de suite su que c’était ça. Si je ne mettais pas renseigné de mon côté, je pense que ça aurait malheureusement mis bien plus longtemps puisqu’ils avaient mis mes maux sur le compte d’une colopathie fonctionnelle.
 

L.M : L’endométriose est une maladie encore très peu connue. Comment réagit votre entourage professionnel lorsque vous êtes prises de crises de douleur ?

M.G : Mal malheureusement. Cela fait 6 ans que je travaille dans la même entreprise. Au départ, on pensait à des gastros à répétition. Je sentais bien que mon entourage pro n’appréciait pas vraiment mes absences. J’accepte cette idée, car beaucoup de gens de nos jours profitent des arrêts de travail, hors ce n’était pas mon cas. Quand je n’allais pas travailler, c’est que je ne pouvais pas me lever du lit tellement j’avais mal et que je vomissais de douleurs. Quand le diagnostique est tombé, j’ai pris la peine de prévenir mon travail en jouant sur l’honnêteté. Mais c’est finalement les absences qui leur sautaient aux yeux, pas ma douleur. Aujourd’hui, je suis en arrêt depuis plusieurs mois pour burn-out. J’ai souffert de devoir me justifier en permanence auprès de personnes qui ne m’apportent pas un minimum de soutiens ou de compassion.

Tu peux découvrir la vidéo de Parlons peu Parlons cul qui parle de l’endométriose :

         

L.M : On parle de traitements, d’opérations … existe-t-il une solution miracle contre cette maladie ?

M.G : Malheureusement, non… Il commence à y avoir des articles à propos de guérison par ultrasons. De mon côté, je crois ce que je vois. Il y a les pilules en continue, qui en soulage certaines. D’autres qui ne sont soulagées que par la ménopause artificielle, et d’autres par rien du tout. Au niveau des opérations, la cœlioscopie soulage certaines filles, mais malheureusement l’endométriose revient toujours. De mon côté, je suis suivie par une enérgiticienne qui soulage beaucoup mes maux depuis 6 mois. Je ne voulais pas prendre de traitement, car notre but et d’avoir un bébé. Mais j’ai de nouveau été récemment très malade donc j’ai pris la décision de reprendre la ménopause artificielle (qui marche plutôt bien sûr moi) pendant quelque temps le temps de remonter complètement de cette dépression que j’ai eu début d’année avant de reprendre la fécondation in vitro.

L.M : Vous vous êtes mariée il y a moins d’un an, comment restez-vous positive et épanouie avec toutes ces épreuves ?

M.G : C’est un combat de tous les jours, je n’ai malheureusement pas le choix que d’apprendre à vivre avec, et puis on se dit qu’il y a toujours pire. Je viens de vivre une période très difficile où je suis tombée dans une lourde dépression, mais aujourd’hui, je vais mieux, je rebondis, j’ai un mari exceptionnel qui me soutiens quotidiennement, une maman qui est présente quotidiennement également, elle m’accompagne à chaque rendez-vous médical, des ami(e)s qui prennent des nouvelles quasiment quotidiennement et qui font tout pour me relever quand ça ne va pas. L’entourage et tellement important ! En tout cas pour moi ça l’est plus que tout.

L.M : Cela fait 3 ans que vous essayez d’avoir un enfant. L’endométriose rend parfois même stérile. Comment accepter un tel changement lorsque l’envie est si forte ?

M.G : Lorsque l’on m’a annoncé que je ne pourrais pas avoir d’enfants naturellement, j’étais effondrée. Je pense avoir un énorme instinct maternelle et j’adore ça. Voir ses frères et sœurs et ses ami(e)s avoir des enfants, les voir grandir et ce dire que nous, on en est encore loin ce n’est pas tous les jours facile. Je pense qu’on ne l’accepte pas, qu’on ne l’acceptera jamais. On vit avec, nous n’avons pas le choix. Nous avons fait notre première fécondation in vitro en début d’année qui n’a malheureusement pas marché. C’est dur et frustrant. Ils nous en restent 3 et on espère de tout cœur y arriver. C’est un parcours difficile en plus de la maladie.

L.M : Est-ce-que la médiatisation de témoignages de personnalités, comme Imany ou Laeticia Milo, a changé quelque chose dans le regard des gens face à cette maladie ?

M.G : Je pense que oui. Elle est de plus en plus reconnue, de plus en plus de personnalités en parlent. Les gens en parlent de plus en plus et c’est vraiment bien. Ils se rendent compte que ce ne sont pas juste des filles qui ont simplement leurs règles, c’est plus que ça.

L.M : Les associations, comme ENDOmind, tentent de donner plus de visibilité à cette maladie encore trop peu connue. Quels sont les dernières avancées scientifiques pour vous ?

M.G : On m’a justement parlé hier d’un médecin à Aix-en-Provence qui bénéficie du PlasmaJet, un nouveau matériel de dissection qui permet une chirurgie de haute précision afin d’enlever les lésions d’endométriose sur différents organes. Je reste assez septique, j’ai besoin de preuves. Mais certains médecins ne lâchent rien, heureusement qu’ils sont là. 
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Imany, marraine d’ENDOmind. 
L.M : Maux de ventre, vomissements, douleurs intenses, sous-nutrition, dépression sont vos symptômes quotidiens. Que pourriez-vous conseiller à une jeune femme découvrant sa maladie ?
M.G : De ne rien lâcher, un lourd combat l’attend. Mais cette maladie est tellement méconnue qu’il faut se battre, pour se faire entendre, pour se faire prendre au sérieux. Il ne faut rien lâcher et écouter son corps et sa conscience. C’est ce que j’ai fait, je n’ai rien lâché et ça a payé. Et je lui conseillerai de s’entourer des bonnes personnes, j’ai fait un gros tri autour de moi et ça a été bénéfique à tout niveau.

L.M : Et enfin, quel est pour vous, le prochain événement important ?

M.G : Le prochain événement important, c’est notre voyage de noces ! Cela fait 2 ans et demi que l’on vit au rythme de mes maux, mes douleurs. J’ai décidé de reprendre mon traitement également pour ça. Notre priorité était le bébé, du coup, on a fini par en oublier de vivre pour nous. On va en profiter pour voyager un petit peu dans toute la France durant cette été. Nous sommes actuellement à Annecy, et en septembre, nous partons au Canada.

Laure MIGUET


Tu peux découvrir Caroline Poligné : jeune working-girl, créatrice de la marque Solis et Lunae.

Caroline Poligné : jeune working-girl, créatrice de la marque Solis et Lunae.

Caroline Poligné est une Rennaise de 23 ans qui a monté sa marque de vêtements avec son copain, Bastien. Ambitieuse et talentueuse, elle nous parle de son parcours, et de sa marque, Solis et Lunae. 

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Laure Miguet : Bonjour Caroline, tu tient un site web, mais tu es surtout graphiste et illustratrice. Peux-tu nous décrire un peu ton parcours post-bac pour en arriver là ?

Caroline Poligné : Bonjour ! Alors pour résumer un peu mon parcours, après le bac j’ai fais un an de fac de droit. J’ai fais ça parce que ça semblait être un chemin plus « safe » mais depuis toujours, je dessine, c’est ma passion. Après un an de fac, je me suis inscrite à LISAA Rennes en prépa art appliqué, j’ai ensuite fait 2ans de plus en section design graphique et après 3 ans passé dans cette école j’ai obtenue mon diplôme de concepteur designer graphique ! Une fois le diplôme en poche, j’ai commencé à démarcher des studios et agences de pub et de com mais, l’environnement ne me plaisait pas trop. J’aime pouvoir toucher à tout, depuis le rendez vous client jusqu’à l’impression finale du projet et c’est en ça que j’ai apprécié me lancer en freelance. 

L.M : Tu as créé avec ton copain, Bastien, la marque Solis Et Lunae. Comment vous ai venu l’envie de créer cette marque 100% Française ?

C.P : Oui, depuis novembre 2016 la marque est lancée. A la base, ça vient d’un « délire » avec mon chéri ou on imaginait nos illustrations sur nos vêtements puisqu’on traversait une crise shopping, on ne trouvait plus rien à nous plaire. C’est ainsi que l’idée est née. On a ensuite beaucoup réfléchi au nom de la marque, à son identité etc.. L’envie de faire du bio, réalisé en France, avec des matières issues de l’agriculture biologique et recyclable nous a semblé de suite évident puisque nous avions envie de créer une marque de qualité. L’idée était : Si nous passons du temps à créer des visuels originaux, avec coeur, pourquoi les imprimer sur des tissus de qualité médiocres ? C’est comme ça qu’est arrivé le parti pris du bio, éco responsable !

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L.M : Vous avez surement du être confrontés à des milliers de difficultés. Que pourrais-tu conseiller à des gens qui ont une fibre artistique comme toi, pour ne pas se décourager dans un tel projet ?

C.P : Quand on se lance, c’est vrai que certaines difficultés peuvent être compliqués à surmonter ! Le plus important, ne pas rester seul(e) face à ça. Nous on a la chance de travailler à deux, mais si on se lance seul(e) il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, des petits conseils à des amis ou de la famille et si personne dans son entourage ne s’y connait, il ne faut pas hésiter à contacter des créateurs comme nous par exemple. On est passé par tout ça, on sait comme ça peut être compliqué parfois, alors autant s’entraider !
L.M : Mélanger travail et amour, certains détestent, d’autre adhérent. Comment gérez-vous Solis Et Lunae sans prises de bec ?
C.P : Nous sommes un couple qui partage énormément de choses, à commencer par notre passion et notre métier. La clé pour nous, c’est de dialoguer et de séparer la vie pro et la vie perso. Quand on parle travail, on est deux illustrateurs qui vont oser se dire les choses, si un visuel ne nous plait pas, si il y a quelque chose dans la com à changer.. On ose se dire les choses, toujours calmement et de manière constructive ! Et puis, dans le travail ou dans la vie perso, Bastien et moi sommes plutôt complémentaire, on se connait très bien, on sait comment réagir face à l’autre et on se partage les taches. Par exemple, je suis une fan d’instagram alors que lui ça l’ennui, c’est donc moi qui gère le compte de la marque. Et pour ce qui est du travail de retouche lui, il est vraiment doué dans ce domaine donc on se réparti le travail !
L.M : Vous répondez à une problématiques de vêtements français et bio. Pourquoi était-ce si important pour vous ce côté bio ?

C.P : C’était vraiment important pour nous, déjà parce qu’on se sent tous les deux assez concerné par l’écologie, c’est un sujet qui nous touche, on avait envie qu’il y ai une véritable éthique derrière notre marque. Faire du bio, ce n’est pas toujours facile, on a la chance de travailler avec un super imprimeur rennais qui nous fourni les textiles bio et qui imprime avec des encres bio également. Ce coté bio était également important puisque c’était pour nous un véritable gage de qualité, certes nous sommes plus cher que des marques commes H&M ou pullandbear mais nous savons que nous proposons un produit qui a été réalisé avec des matières premières qualitatives et dans des fermes biologiques. En plus d’être écologique, nous voulions proposer une expérience de qualité à chaque client !

Notre première collaboration va se faire avec une petite boutique Rennaise à partir de juin, et nous ne voulons pas nous arrêter là !
L.M : Votre marque est disponible sur le site etsy. Vous aimeriez un jour monter une boutique où vous souhaitez que ça reste une partie de votre activité ?
C.P : Etsy est une super plate-forme pour les créateurs, ça permet d’obtenir une visibilité que nous n’aurions pas si on avait notre propre site et nous pensons vraiment rester sur Etsy encore un bon moment. Notre boutique à nous, ce serait le top, mais pour le moment, ce n’est pas envisageable, par contre, nous commençons à démarcher des boutiques de créateurs et des concepts stores afin que nos produits soient disponible en boutique ! Notre première collaboration va se faire avec une petite boutique Rennaise à partir de juin, et nous ne voulons pas nous arrêter là !
L.M : Dans tes collections, on marque un amour du ciel. D’où te viens cette passion des astres ?
C.P : C’est vrai que le ciel, on le voit un peu partout dans mes créations.. Je suis passionnée d’astronomie depuis toute petite. Ce qu’il y a au dessus de nos têtes m’a toujours fasciné, que ce soit en imaginant de la vie ailleurs, en essayant de comprendre comment fonctionne l’univers ou en regardant StarWars pour la 1000eme fois : l’espace me passionne. J’aime également les légendes que l’on peut lire dans les constellations et, si je devait retenir un seul astre, ce serait la lune. Les phases de la lune m’inspirent, j’adore la dessiner, j’aime tellement la lune que je l’ai même 6 fois tatoué sur moi ! 
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L.M : À côté de tout ça, tu es désigner graphiste en free-lance. Tu as l’âme d’une working girl pour gérer tout ceci. Comment gères-tu tes commandes ?

C.P : Je suis une accro au bullet journal, déjà, ça m’aide à m’organiser, entre la marque et mon travail de freelance, il me fallait une solution ! Pour les commandes, on s’organise à la semaine. Une fois par semaine on fait le point sur celles que l’on doit envoyer en impression et une fois par semaine également une demie journée est consacrée à l’envoie des commandes. Nous mettons un point d’honneur à préparer avec soin chaque colis. Nous faisons de la vente en ligne, ce n’est donc pas la meilleure solution pour avoir une vraie relation client, c’est pour cela que pour chaque commande, nous prenons le temps de préparer un emballage soigné avec un petit mot signé à la main.


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L.M : Il dois surement t’arriver de croiser des gens qui ne comprennent pas la valeur de ton travail, ou qui le sous-estime. Qu’aimerez-tu leur répondre ?
C.P : En effet, j’en ai croisé certains, et souvent, ce que je répond c’est assez simple. Alors pour certains, ce que je fais c’est seulement dessiner, ou « faire des fringues » , j’ai même rencontré quelqu’un un jour qui m’a dit que pour lui, le travail de graphisme cétait une vraie arnaque, que ça n’était pas important la com’. Et bien, à tous ces gens, j’ai envie de dire que j’ai décidé de vivre de ma passion, de vivre de mon rêve, alors certes, ce n’est pas facile tous les jours mais je suis sur qu’avec de la volonté et du travail, en persévérant, ça peut fonctionner ! Un jour ma maman m’a donné une carte sur laquelle il était écrit un proverbe qui peu sembler un peu niais mais que j’ai trouvé si juste « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie » c’est une citation de Confucius et, j’essai de l’appliquer à tout ce que je fais !
L.M : Et enfin, quel est ton prochain gros projet/ événement ?
C.P : Le prochain projet, c’est la prochaine collection qui sera encore plus aboutie et diversifié sur lequelle nous travaillons ! et en ce qui concerne les événements, début juin marque un tournant pour notre marque puisque nous serons disponible pour la première fois dans une boutique Rennaise !

 

Laure MIGUET

Pauline Perrier : Romancière et étudiante, un parcours atypique qui promet un bel avenir.

Pauline Perrier est une jeune auteure de 22 ans. Originaire de Nîmes, elle jongle entre son école de marketing et l’écriture. A 17 ans, elle a gagné le prix de la relève littéraire de St-Jean-Port-Joli et en février 2017, elle a sorti son premier roman, La brèche.

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Laure MIGUET : Bonjour Pauline, en découvrant ton univers, on s’aperçoit assez vite que tu as plusieurs activités. Peux-tu nous les décrire rapidement ?

Pauline Perrier : Bonjour Laure, en effet je jongle entre plusieurs activités. D’abord, je suis étudiante en marketing à Toulouse Business school, ensuite j’effectue pas mal de missions de web-rédaction en freelance et enfin je suis auteure.

L.M : Tu exprimes assez souvent un caractère différent des jeunes de ton âge. Est-ce-quelque chose dont tu as souffert étant jeune ?

P.P : On peut dire que j’ai toujours été un peu perchée, c’est vrai… Au collège ce n’était pas toujours évident, mais je pense que c’est une période difficile pour tout le monde.

L.M : Tu dénonces parfois un manque de créative et de liberté dans les études. As-tu le sentiment d’avoir trouvé complètement ta voie ?

P.P : Pas tellement en fait, j’aime bien les études que je fais, mais il n’y a que l’écriture qui me fasse vraiment vibrer. Or, c’est extrêmement difficile d’en vivre, et les débouchés d’études plus littéraires sont trop restreints. J’ai fait une hypokhâgne-khâgne où l’environnement était super stimulant, avec des profs passionnés et passionnants, puis je suis entrée en école de commerce et l’environnement était beaucoup moins créatif. Heureusement, les stages que j’ai effectué en parallèle me confortent dans l’idée que j’ai fais le bon choix et que même si je m’ennuie dans les amphis, je pourrais exercer des métiers qui me plaisent. Mais bon, pour être honnête, j’espère que l’écriture pourra devenir ma principale activité !

L.M : A 17 ans, tu as gagné un prix pour l’une de tes nouvelles. Quel sentiment as-tu ressenti à cette annonce ?

P.P : C’était pour un poème. Alors d’abord, j’ai été très surprise, puis j’ai couru dans la maison pour l’annoncer à mes parents : j’avais besoin de le dire pour y croire. C’était au Canada, il y avait pas mal de participants, alors je ne voyais pas comment moi, petite française de 17 ans, j’avais une chance de gagner quoi que ce soit.

« Je n’aime pas me forcer pour que l’écriture reste un refuge et ne devienne pas une contrainte, mais je fais en sorte que tous ces éléments qui peuvent me démotiver ne restent pas au milieu de mon chemin trop longtemps. » Pauline Perrier


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L.M : L’écriture, qui est ta plus grande passion, est quelque chose de très difficile. Il faut beaucoup de concentration et de patiente. Que fait-tu lorsque tu te démotives ?

P.P : Je me mets des coups de pied aux fesses. Je ne compte pas les fois où je me suis dit que mon travail était médiocre, que ça n’intéresserait jamais personne… Puis il y a les tracas du quotidien, l’agitation qui m’entoure qui peuvent faire que j’ai du mal à me replonger dans mon univers, et donc à écrire. Quand ça coince, j’essaie de savoir laquelle de ces raisons est en cause, je vais faire un tour, prendre l’air, lire un peu pour voyager dans un autre univers et décompresser, puis je me mets un grand coup de pied au derrière pour reprendre mon texte et avancer. Disons que je n’aime pas me forcer pour que l’écriture reste un refuge et ne devienne pas une contrainte, mais je fais en sorte que tous ces éléments qui peuvent me démotiver ne restent pas au milieu de mon chemin trop longtemps. Vouloir écrire, c’est savoir prendre ses peurs à bras le corps et fouiller ses tripes, même quand le moment ne s’y prête pas forcément.

L.M : Comment as-tu réussi à te faire publier ? Tu évoques que le monde de l’édition est un milieu un peu fermé. Quels sont tes conseils pour quelqu’un qui aimerait suivre ta voie ?

P.P : Je ne saurais dire ce qui a fait que mon manuscrit a été retenu et pas un autre… Ce qui est certain, c’est qu’il faut retravailler son texte, encore et encore, ne pas avoir peur d’en couper des morceaux, et qu’il faut vérifier minutieusement que tout est cohérent. Ensuite, si on pense vraiment que son texte vaut le coup que quelqu’un paye pour lui, alors on se met en quête d’un éditeur. Pour cela, il faut cibler des maisons qui ont une ligne éditoriale dans laquelle entre votre texte. Si vous envoyez du fantastique à un éditeur qui publie de la non-fiction ou de la psycho etc., forcément vous essuierez un refus, quelle que soit la qualité de votre texte. Donc, vraiment, le plus important, c’est de bien étudier les maisons à qui vous soumettez le texte, de lire leurs ouvrages, de s’informer sur leurs collections… Vous vous éviterez bien des refus et ferez des économies de timbres. Aussi, il faut rester sobre sur la présentation, aérer le texte, éliminer le maximum de fautes et éviter les tournures de phrases hasardeuses. Ça peut sembler logique comme ça, mais pour avoir réceptionné des manuscrits dans une petite maison, je vous assure qu’énormément de textes sont à peine lisibles.


Découvrir le site de Pauline, où elle publie aussi quelques nouvelles !

L.M : Ton roman, La Brèche, as été publié en février 2017. Peux-tu révéler combien de temps tu as passé à l’écriture ? Est-tu sur un nouveau projet désormais ?

P.P : Pour ce roman, j’ai connu un processus d’écriture très différent de celui auquel j’étais habituée. En fait, l’idée m’est venu mi-2015, mais je n’ai pas eu le réflexe de prendre la plume. J’ai changé de ville, intégré une nouvelle école, vécu des tas de nouvelles choses, et toute cette agitation me coupait de l’écriture, alors que j’avais cette idée qui ne me quittait pas. J’ai écrit un premier chapitre au cours de cette année de licence, qui n’a plus grand chose avoir avec le premier chapitre actuel, puis je me suis contentée d’écrire cette histoire dans ma tête (les personnages et l’univers me collaientLa-breche vraiment à la peau). C’est en juin, les cours terminés et mon stage ne commençant qu’en août que j’ai pris le temps de mettre toutes ces idées à plat, d’écrire un scénario, puis de me lancer pour de bon. Et comme j’avais toutes les clefs en main, ça a été très rapide : j’ai fini La Brèche le 23 juillet 2016 (c’est d’ailleurs pour cela qu’il y a 23 chapitres !). Donc une petite année pour faire mûrir l’idée et deux mois d’écriture pour lui donner vie. Pour ce qui est du nouveau projet, cette fois j’ai réussi à écrire en parallèle de mes stages et de ma scolarité et, après 7 mois de travail (mais comme pour La Brèche, cela faisait déjà quelques mois que j’avais l’idée en tête), j’ai enfin mis le point final de cette nouvelle histoire.

L.M : Les premiers retours sur ton livre ont il été une angoisse ? Comment as-tu appréhendé cette étape ?

P.P : Oula ! Oui, l’angoisse totale. Je n’ai vraiment pas l’habitude de faire lire mes textes, et j’avais envoyé La Brèche à des éditeurs sans en parler à personne. D’ailleurs, le manuscrit n’avait eu qu’un seul bêta-lecteur avant ces envois. Donc c’était un très, très grand saut de révéler tout à coup un roman, et que tout mon entourage se mette à le lire. Le moment où j’ai vraiment stressé, c’est quand la booktubeuse Luna Lovebooks a chroniqué La Brèche. Elle était la première a publier sa critique, et le sous-titre de sa vidéo annonçait « 3 lectures, dont une déception », donc bien sûr j’étais persuadée que c’était La Brèche qui l’avait déçue. J’étais fébrile en pressant le bouton play, je crois que même pour le bac je n’ai pas autant stressé. Puis quand j’ai entendu que mon roman était son coup de coeur, et tous les propos élogieux qu’elle tenait dans sa vidéo, j’avoue avoir versé ma petite larme… C’était le soulagement, parce que se faire publier ne suffit pas. Si on veut continuer dans cette voie, il faut trouver ses lecteurs et je crois que c’est encore plus dur que d’être édité, compte tenu de la quantité de livres sur le marché. Pour ce qui est d’appréhender les critiques, je n’ai pas encore eu de retours négatifs, personne n’a descendu le livre sur la Fnac ou autre, et je n’ai pas reçu de messages pour me signifier une quelconque déception, mais si le livre se fait connaître un peu plus je devrais forcément faire face à des critiques. Je m’y prépare en songeant que certaines personnes détestent Harry Potter ou le Petit Prince, alors que l’un est un succès mondial et l’autre un pilier de la littérature. Du coup, je me dis que tous les goûts sont dans la nature et que ça fait partie du jeu. (Mais franchement, les gens qui n’aiment ni Harry Potter, ni Le Petit Prince, faudra qu’on prenne un café pour que vous m’expliquiez, un jour…)

L.M : Et enfin, quel est ton prochain événement important ?

P.P : Samedi 27 mai je serai en dédicaces au salon du livre de Milhaud (30) puis le 7 juin à la bibliothèque de Vergèze pour une dédicace/conférence !

Laure Miguet


Tu peux lire le premier chapitre de La brèche, qui est accessible en libre lecture. 

Marie-Annick : un quotidien végétarien pas si compliqué !

Marie-Annick habite à Aubière, une petite ville du Puy-de-Dôme (63). A tout juste 56 ans, elle nous parle de son passage au végétarien, sans contraintes et sans tabous. Nous la rencontrons afin qu’elle nous parle de son quotidien.

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Marie-Annick. Source : Christian Sinsard.

Laure MIGUET : Marie-Annick, comment vous est venue l’idée d’arrêter de manger de la viande ?

Marie-Annick : Je n’en mangeait pas beaucoup avant, car j’aime beaucoup les animaux. Je n’étais pas en phase avec le fait d’aimer les animaux à ce point et en suite manger leur chair. Une association militante contre les abattoirs s’est introduite clandestinement dedans. Elle a publié des vidéos des conditions des animaux : et c’est une horreur ! Les animaux ne sont pas du tout respectés. Ceci a fini de me faire changer d’avis. Je ne voulais plus du tout manger de viande.

L.M : Par quoi remplacez-vous la viande ? Vous ressentez un manque aujourd’hui ?

M.A : Je la remplace par du soja et des légumineuses. Je mange beaucoup de légumes. Je ne ressens pas de manque de la viande, au contraire ! Je suis obligée d’en préparer pour mon mari et ma mère et ça me dégoûte de devoir cuisiner de la viande. J’ai essayé de les faire changer d’avis, sans succès.

L.M : Est-ce que vous constatez un manque au niveau de votre santé ? Des carences ou faiblesses ? Ou au contraire, ressentez-vous des effets positifs sur votre santé ?

M.A : Je prend des aliments pleins de vitamines et je ne ressens aucune faiblesse. Je dors beaucoup mieux qu’avant. J’ai moins de ballonnements. Je me sens plus légère. Je me sens bien. Je me sens mieux.

L.M : Ce nouveau mode de vie est-il plus onéreux qu’avant ?

M.A : Non au contraire. La viande est très chère. Je mange des légumes et un féculent donc non.

L.M : Est-il difficile de l’adapter au quotidien, que ce soit dans votre vie professionnelle, dans vos loisirs ou avec votre entourage ?

M.A : Absolument pas. Même si je dois aller au restaurant, il y a toujours un plat végétarien. Les restaurants proposent presque tous une alternative végétarienne maintenant.

« Les animaux pour moi, c’est comme des êtres humains. Je pense profondément que les animaux ont une âme, comme nous. » Marie-Annick. 


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L.M : Pourquoi est-ce si important de protéger les animaux pour vous ?

M.A : Les animaux pour moi, c’est comme des êtres humains. Je pense profondément que les animaux ont une âme, comme nous, et qu’il s’agit donc d’un crime de les manger. Je leur parle comme à des êtres humains. Je leur donne des prénoms humains. Ça énerve mon fils quand je lui dis de faire une bise à son frère (le chien de la famille, Jules). Les gens ne se rendent pas compte que les animaux sont extrêmement importants. Justement, parlons des abeilles. Si elles disparaissent, il n’y a plus de pollinisation. Il n’y aura plus de fleurs, donc nous mourrons. C’est un enchaînement. C’est extrêmement important de garder cette chaîne qui existe. Certaines espèces disparaissent à cause de nous. Les renards et les rats disparaissent par notre faute et dans notre région les gens se plaignent d’être envahis pas les campagnols. Les gens demandent à l’état de gérer ce problème des campagnols. On a détruit une partie de la chaîne ce qui fait que c’est déséquilibré. Seulement, avant en Auvergne, ce problème n’existait pas.

L.M : Est-ce-que vous faites partie d’une association ? Si non, que pensez-vous de3481369_3_04cd_l-arctic-sunrise-le-bateau-de-greenpeace-au_5828898954f71aeac0abb5e6710db47e leurs actions ?

M.A : Je fait partie de Greenpeace. Tous les mois, je leur envoie de l’argent. J’ai pas assez le temps pour m’investir comme eux, donc je donne de l’argent pour me sentir utile.

L.M : Que pensez-vous du message des communautés végan et végétarienne ?

M.A : J’ai jamais entendu quoi que ce soit la dessus. Ces communautés sont un peu dans l’air du temps. C’est un peu bobo, ça fait bien d’être végétarien. Ces mouvements disparaitront et ils trouveront autre chose de plus intéressant. Mais je n’ai jamais rien entendu de leur part.

L.M : Vous vous sentez impliqués dans leur communauté ? Ou il s’agit d’un choix personnel ?

M.A : C’est un choix personnel. Si j’avais pu le faire avant je l’aurais fait. Ça fait longtemps que ça me trottait dans la tête mais je n’avais jamais franchi le cap.

Laure MIGUET


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Get out, un thriller qui ne vous laissera pas indifférent.

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Affiche du film GET OUT. 

NOTE  : 4 / 5

 

Fiche technique 

Réalisateur : Jordan Peele
Acteur : Daniel Kaluuya / Allison Williams / Catherine Keener
Producteur : Blumhouse Prodctions / QC Entertainment
Scenariste : Jordan Peele
Date de sortie : 3 mai 2017 en France / 24 février 2017 aux USA
Genre : Thriller
Durée : 1h 44


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Synopsis 

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

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Chris et Rose, couple mixte.

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Critique 

Dans une société américaine où Barack Obama est déjà passé deux fois au pouvoir, qui pourrait croire qu’il existe encore des clichés raciaux aux U.S.A ? Nous sommes dans une Amérique hyper moderne et ouverte d’esprit, qui pourrait croire que les noirs sont encore victimes de préjugés ?
GET OUT nous plonge dans une histoire qui fait froid dans le dos et qui pousse les névroses des personnages jusqu’à un esclavage moderne. Les préjugés raciaux sont exploités dans une folie et une admiration assez malsaine. L’ambiance est angoissante tout au long du film et plonge le spectateur dans une situation qui nous paraît impensable à notre époque. Tellement impensable qu’il est difficile de demander de l’aide, et ça, la famille de Rose le sais.
Chris arrive dans sa belle famille blanche, ultra parfaite et bourgeoise au côté de sa petite amie Rose. Il est très loin de se douter de l’enchainement d’événements qui apparaîtront devant lui.

Chris ne se doute pas que ce qui l’attend est bien pire que ce qu’ils ont réussis à comprendre

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Le père de Rose et des convives.

Le film montre aussi bien un faussé entre les riches américains, et les pauvres qu’un faussé entre les afro-américains et les blancs. Ce pouvoir de l’argent, mélangé à une fascination maladive des noirs, pousse la famille de Rose a des actes de barbarie. Mélangeant la psychose et les hallucinations, la mère de Rose incarne à la perfection un personnage manipulateur. Son père , quand à lui, est le reflet parfait du médecin qui pousse la ligne de vie. Les personnages secondaires ne sont pas oubliés, ils forment ensembles un groupe de fanatiques prêts à tout pour assouvir leurs envies. Missy et Dean sont si heureux de rencontrer leur beau-fils, et sont si admiratifs de la couleur de peau de Chris, que celui-ci commence à avoir des soupçons. Des soupçons qui seront nourris au long du film. Il peut compter sur son ami qui garde sa chienne Pussy durant le week-end pour décrypter les moments bizarres de son week-end et le garder dans la réalité. Alors que son ami tente le tout pour le sauver, Chris ne se doute pas que ce qui l’attend est bien pire que ce qu’ils ont réussis à comprendre.
GET OUT vous surprend du début, à la fin. Il ne vous laisse pas indemnes, et vous fera réfléchir, soyez en surs.

Laure MIGUET


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Ghost in the shell, un navet ?

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Affiche Ghost in the Shell

 

Note : 3,1 / 5

Fiche technique :

Ghost in the shell est l’oeuvre de Rupert Sanders, un réalisateur britannique qui a auparavant réalisé Blanche-Neige et le Chasseur en 2012 avec Universal Pictures. Cette fois-ci, c’est avec Paramount Pictures qu’il produit Ghost in the Shell. Scarlett Johansson y tient le rôle principal du Major, accompagnée de Pilou Asbaek dans le rôle de Batou et Juliette Binoche dans le rôle du Dr Ouelet.

Le scénario est signé de Jamie Moss et William Wherler. Dans un mélange de genre de science-fiction, de policier et d’action, Ghost in the Shell, sorti en mars 2017, est une adaptation du manga du même nom. Ce dernier est de Masamune Shirow et date de 1980. C’est dans un film d’une heure et quarante-sept minutes que Scarlett Johansson incarne ce cyborg contemporain.

Viens découvrir la bande annonce sur  Allociné.fr 


Synopsis :

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

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Critique :

Le Major a-t-il encore un ghost ? Scarlett Johansson incarne ici le Major, une cyborg crée par le Dr Ouelet. Ghost in the Shell reviens sur sa conception, et cherche son passé. Le personnage du Major est assez crédible dans cet univers futuriste, où les humains cherchent à surpasser leur capacités physiques et se robotisent peu à peu.

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Batou se faisant robotiser les yeux.

Les personnages cherchent à se surpasser et à se rapprocher du Major, quand celle-ci cherche à tout pris l’humanité dans sa vie. C’est cette vie justement, qui va faire basculer le Major et se rebeller face à son créateur. Elle qui ne veux pas être qu’une arme, cherche à tout prix à comprendre pourquoi elle est là. Entre amis et ennemis, elle doit à tout prix se protéger si elle veux apprendre la vérité. Malgré une histoire entrainante, et des rebondissements intéressants, Ghost in the Shell n’innove pas. C’est malheureusement le cas de beaucoup de films de Science-Fiction. Ils parlent d’un futur peu enviable parlant de déshumanisation et de corruption. Dans un esprit futuriste peu novateur, on voit évoluer une cyborg dans un monde contrôlé par un unique gouvernement. Ce scénario catastrophe est loin d’être nouveau, même s’il fait la critique de la sur-utilisation des technologies et qu’il montre les écarts entre les deux extrêmes : les riches, et les pauvres. Ce scénario ne suffit pas à nous sortir de ce que l’on connaît déjà.

Le personnage du Major laisse très peu de place au développement et à l’intrigue des personnages secondaires.

De plus, le personnage du Major laisse très peu de place au développement et à l’intrigue des personnages secondaires, contrairement aux mangas. Ces derniers sont assez effacés face à une Scarlett Johansson omniprésente dans le film.

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Univers futuriste du film.

Même s’il ne s’agit pas d’un navet, Ghost in the Shell n’est pas un chef d’oeuvre. Je ne vous le déconseille pas, mais ne vous attendez pas à un scénario nouveau, promettant un film vous tenant en haleine. Ghost in the Shell vous distraira, sans vous surprendre.

Laure MIGUET


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