Interview : Rencontre avec Corinne de Leenher, une entrepreneuse belge, créatrice d’une marque de cosmétiques végans.

Corinne de Leenher est une chef de projet spécialisée en stratégie digitale. Localisée en Belgique, elle souhaite guider les gens vers une consommation plus éthique et en accord avec eux-mêmes. Elle est à la fois une blogueuse et gérante d’une boutique en ligne de cosmétiques capillaires végan. Mais aussi une blogueuse parlant de son quotidien hypersensible, et créatrice d’une marque de cosmétiques naturels. Avec toutes ces casquettes, Corinne cumule près de 70 h de travail par semaine, et elle aime cela. Son secret ? L’organisation. Elle prend un plaisir immense à partager avec les gens, et faire des rencontres pertinentes. Découvrez l’interview de Corinne de Leenher, cette working-girl digitale.

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E-commerce de produits capillaires.

Laure Miguet : Bonjour Corinne, vous êtes actuellement entrepreneuse et blogeuse. Pouvez-vous nous décrire un peu votre parcours professionnel pour en arriver là ?

Corinne de Leenher : J’ai commencé à écrire en 2002, et désirait m’exprimer sur des sujets qui me touchent. Sans objectif professionnel à l’horizon, je voulais partager avec les autres. Internet me semblait être un support idéal afin de détourner ma timidité. 
J’ai donc commencé par un blog sur un trouble mental, mais j’étais trop affectée par les souffrances des familles. J’ai donc arrêté l’aventure et je me suis tournée vers un sujet qui me passionnait tout autant : les cosmétiques naturels.

C’est ainsi que j’anime le blog « MissPetitsProduits » depuis bientôt 7 ans. J’aime l’idée d’aider des personnes à se sentir mieux dans leur peau et de leur réapprendre à prendre soin d’elles. 

L’expérience étant une réussite, j’ai ouvert depuis un an maintenant un autre site, qui a pour thème l’hypersensibilité. C’est un blog plutôt thérapeutique à destination des personnes hypersensibles ou de leurs proches. Toutes ces expériences m’ont donné l’envie de reprendre mes études afin de devenir chef de projet en marketing digital. 

L.M : Vous avez récemment lancé une campagne Crowfunding pour lancer votre marque de cosmétiques naturels : The Beauty Sanctuary Cosmetics. Comment vous ai venu l’envie de créer cette marque 100 % naturelle ?

C.D.L : J’ai réalisé des formations pour mieux conseiller les lectrices de mon blog beauté, et écrire mes revues de produits. Grâce à elles, je me suis rendu compte que j’avais les compétences et surtout l’envie terrible de réaliser mon rêve d’adolescente. Celui-ci est de créer une ligne cosmétique 100% naturels, végétalien, sensoriel, moderne et sans huiles essentielles.
La campagne de financement participatif était un excellent moyen de sonder les potentiels clients et de vérifier leur intérêt vis-à-vis de mon projet. Une aventure riche en émotions, qui s’est terminée par un succès.

L.M : Vous tenez aussi une boutique capillaire en ligne. Quel était ce besoin de créer une plateforme de revente ?

C.D.L : Cette boutique en ligne était le projet réalisé pendant mes études de marketing digital, j’ai réalisé l’exercice du début à la fin et j’ai fini par me rendre compte que j’adorais ce que j’avais mis en place, sans me poser trop de questions, j’ai sauté le pas. Aujourd’hui, « Madame Tignasse » est une petite boutique familiale qui prend de l’élan et qui me passionne toujours autant. Elle aura deux ans en octobre prochain.

« J’ai besoin de travailler, de créer, d’écrire, cela me rend heureuse. J’ai cette chance incroyable de pouvoir vivre de mes passions. »


Tu souhaites découvrir d’autres working girls ? Alors viens rencontrer : Caroline Poligné : jeune working-girl, créatrice de la marque Solis et Lunae.

L.M : Vous cumulez trois blogs différents, une plateforme de vente de produits capillaires naturels et une marque de cosmétiques 100% naturels. Comment gérez-vous au quotidien ces différentes activités ?

C.D.L : L’organisation est la clé. Certaines journées sont dédiées uniquement à l’écriture, je m’aide d’un logiciel de dictée qui me permet de gagner un temps précieux. Ensuite, je programme mes publications sur les différents blogs ainsi que les partages sur les réseaux sociaux. 

En ce qui concerne la boutique, toute la famille prépare les colis, surtout lorsque je suis malade, je souffre d’endométriose profonde! Et en ce qui concerne la création de la marque cosmétique, j’y bosse dur tous les jours depuis plus d’un an et demi maintenant. J’ai pris le temps de perfectionner mon idée de base, de prendre le temps de trouver les bons partenaires pour rendre cette marque vraiment unique.                                                                                                                          

J’ai besoin de travailler, de créer, d’écrire, cela me rend heureuse. J’ai cette chance incroyable de pouvoir vivre de mes passions. Je travaille en moyenne 70 heures par semaine, mais je me sens riche d’expériences et de rencontres incroyables.

L.M : Vous-vous définissez hypersensible, et en parlez aisément dans l’un de vos blogs. Quels sont vos plus grosses contraintes quotidiennes ?

C.D.L : Une de mes contrainte quotidienne est d’être une personne sans filtre. Je suis comme une femme nue sous un blizzard en plein hiver, ou une femme nue sous le soleil du Sahara sans protection, aucune. Disons que je ressens tout, très fortement. 

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Sentio Mundi, blog de Corinne De Leenher où elle expose son hypersensibilité.

 

 

 

 

 

Magalie Grédy se livre sur sa maladie par ici : Entretien avec Magalie Grédy, atteinte de l’endométriose, une maladie invisible.

Comme le disait Gustave Flaubert : je suis doté d’une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire. 
Mais j’aime mon hypersensibilité. Et c’est un message positif que je désire surtout faire passer sur le blog Sentio Mundi.

L.M : Vous avez surement dû être confronté à des milliers de difficultés. Que conseillez-vous à des gens sensibles à la nature désirant se lancer dans l’entreprenariat ?

C.D.L : Oui l’entrepreneuriat, on l’a dans le sang ou pas. Disons que la plus grande des difficultés c’est apprendre à ne pas avoir peur de se lancer. À l’heure actuelle, il existe des structures de création d’entreprises fiables, qui permettent aux personnes désireuses de se lancer, de construire le projet, travailler dessus, et d’oser en toute sécurité.

Je pense aussi que chaque petite action est très importante, ne pensez jamais que votre projet est inutile, travaillez-le avec votre cœur, on a souvent tendance à l’oublier notre cœur, ainsi que notre instinct.

Il existe un potentiel énorme dans le domaine de la nature : que ce soit le zéro déchet, la consommation saine et moindre, l’animation d’ateliers, création de formations en ligne ou physiques. Les gens prennent de plus en plus conscience qu’ils doivent maintenant agir pour aider les générations futures à vivre encore sur cette Planète. Et c’est merveilleux !

L.M : Et enfin, quel est votre prochain gros événement / projet ?

C.D.L : Le prochain grand événement est le lancement de ma marque cosmétique, prévu pour après la rentrée 2017 ! Mais aussi la préparation de ma chaîne YouTube, liée à mon blog beauté pour laquelle j’ai déjà tourné une dizaine de vidéos. Il ne me reste plus qu’à apprendre à les monter. Et enfin, pour début 2018, je proposerai en ligne, un coaching pour personnes hypersensibles et désireuses d’améliorer leur quotidien. Pour vivre au lieu de subir. 

Laure Miguet 


Tu peux découvrir Corinne sur ses différents sites : 

Tu peux me retrouver sur les réseaux sociaux :

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Pauline Perrier : Romancière et étudiante, un parcours atypique qui promet un bel avenir.

Pauline Perrier est une jeune auteure de 22 ans. Originaire de Nîmes, elle jongle entre son école de marketing et l’écriture. A 17 ans, elle a gagné le prix de la relève littéraire de St-Jean-Port-Joli et en février 2017, elle a sorti son premier roman, La brèche.

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Laure MIGUET : Bonjour Pauline, en découvrant ton univers, on s’aperçoit assez vite que tu as plusieurs activités. Peux-tu nous les décrire rapidement ?

Pauline Perrier : Bonjour Laure, en effet je jongle entre plusieurs activités. D’abord, je suis étudiante en marketing à Toulouse Business school, ensuite j’effectue pas mal de missions de web-rédaction en freelance et enfin je suis auteure.

L.M : Tu exprimes assez souvent un caractère différent des jeunes de ton âge. Est-ce-quelque chose dont tu as souffert étant jeune ?

P.P : On peut dire que j’ai toujours été un peu perchée, c’est vrai… Au collège ce n’était pas toujours évident, mais je pense que c’est une période difficile pour tout le monde.

L.M : Tu dénonces parfois un manque de créative et de liberté dans les études. As-tu le sentiment d’avoir trouvé complètement ta voie ?

P.P : Pas tellement en fait, j’aime bien les études que je fais, mais il n’y a que l’écriture qui me fasse vraiment vibrer. Or, c’est extrêmement difficile d’en vivre, et les débouchés d’études plus littéraires sont trop restreints. J’ai fait une hypokhâgne-khâgne où l’environnement était super stimulant, avec des profs passionnés et passionnants, puis je suis entrée en école de commerce et l’environnement était beaucoup moins créatif. Heureusement, les stages que j’ai effectué en parallèle me confortent dans l’idée que j’ai fais le bon choix et que même si je m’ennuie dans les amphis, je pourrais exercer des métiers qui me plaisent. Mais bon, pour être honnête, j’espère que l’écriture pourra devenir ma principale activité !

L.M : A 17 ans, tu as gagné un prix pour l’une de tes nouvelles. Quel sentiment as-tu ressenti à cette annonce ?

P.P : C’était pour un poème. Alors d’abord, j’ai été très surprise, puis j’ai couru dans la maison pour l’annoncer à mes parents : j’avais besoin de le dire pour y croire. C’était au Canada, il y avait pas mal de participants, alors je ne voyais pas comment moi, petite française de 17 ans, j’avais une chance de gagner quoi que ce soit.

« Je n’aime pas me forcer pour que l’écriture reste un refuge et ne devienne pas une contrainte, mais je fais en sorte que tous ces éléments qui peuvent me démotiver ne restent pas au milieu de mon chemin trop longtemps. » Pauline Perrier


Tu peux venir lire : Marie-Annick : un quotidien végétarien pas si compliqué !

L.M : L’écriture, qui est ta plus grande passion, est quelque chose de très difficile. Il faut beaucoup de concentration et de patiente. Que fait-tu lorsque tu te démotives ?

P.P : Je me mets des coups de pied aux fesses. Je ne compte pas les fois où je me suis dit que mon travail était médiocre, que ça n’intéresserait jamais personne… Puis il y a les tracas du quotidien, l’agitation qui m’entoure qui peuvent faire que j’ai du mal à me replonger dans mon univers, et donc à écrire. Quand ça coince, j’essaie de savoir laquelle de ces raisons est en cause, je vais faire un tour, prendre l’air, lire un peu pour voyager dans un autre univers et décompresser, puis je me mets un grand coup de pied au derrière pour reprendre mon texte et avancer. Disons que je n’aime pas me forcer pour que l’écriture reste un refuge et ne devienne pas une contrainte, mais je fais en sorte que tous ces éléments qui peuvent me démotiver ne restent pas au milieu de mon chemin trop longtemps. Vouloir écrire, c’est savoir prendre ses peurs à bras le corps et fouiller ses tripes, même quand le moment ne s’y prête pas forcément.

L.M : Comment as-tu réussi à te faire publier ? Tu évoques que le monde de l’édition est un milieu un peu fermé. Quels sont tes conseils pour quelqu’un qui aimerait suivre ta voie ?

P.P : Je ne saurais dire ce qui a fait que mon manuscrit a été retenu et pas un autre… Ce qui est certain, c’est qu’il faut retravailler son texte, encore et encore, ne pas avoir peur d’en couper des morceaux, et qu’il faut vérifier minutieusement que tout est cohérent. Ensuite, si on pense vraiment que son texte vaut le coup que quelqu’un paye pour lui, alors on se met en quête d’un éditeur. Pour cela, il faut cibler des maisons qui ont une ligne éditoriale dans laquelle entre votre texte. Si vous envoyez du fantastique à un éditeur qui publie de la non-fiction ou de la psycho etc., forcément vous essuierez un refus, quelle que soit la qualité de votre texte. Donc, vraiment, le plus important, c’est de bien étudier les maisons à qui vous soumettez le texte, de lire leurs ouvrages, de s’informer sur leurs collections… Vous vous éviterez bien des refus et ferez des économies de timbres. Aussi, il faut rester sobre sur la présentation, aérer le texte, éliminer le maximum de fautes et éviter les tournures de phrases hasardeuses. Ça peut sembler logique comme ça, mais pour avoir réceptionné des manuscrits dans une petite maison, je vous assure qu’énormément de textes sont à peine lisibles.


Découvrir le site de Pauline, où elle publie aussi quelques nouvelles !

L.M : Ton roman, La Brèche, as été publié en février 2017. Peux-tu révéler combien de temps tu as passé à l’écriture ? Est-tu sur un nouveau projet désormais ?

P.P : Pour ce roman, j’ai connu un processus d’écriture très différent de celui auquel j’étais habituée. En fait, l’idée m’est venu mi-2015, mais je n’ai pas eu le réflexe de prendre la plume. J’ai changé de ville, intégré une nouvelle école, vécu des tas de nouvelles choses, et toute cette agitation me coupait de l’écriture, alors que j’avais cette idée qui ne me quittait pas. J’ai écrit un premier chapitre au cours de cette année de licence, qui n’a plus grand chose avoir avec le premier chapitre actuel, puis je me suis contentée d’écrire cette histoire dans ma tête (les personnages et l’univers me collaientLa-breche vraiment à la peau). C’est en juin, les cours terminés et mon stage ne commençant qu’en août que j’ai pris le temps de mettre toutes ces idées à plat, d’écrire un scénario, puis de me lancer pour de bon. Et comme j’avais toutes les clefs en main, ça a été très rapide : j’ai fini La Brèche le 23 juillet 2016 (c’est d’ailleurs pour cela qu’il y a 23 chapitres !). Donc une petite année pour faire mûrir l’idée et deux mois d’écriture pour lui donner vie. Pour ce qui est du nouveau projet, cette fois j’ai réussi à écrire en parallèle de mes stages et de ma scolarité et, après 7 mois de travail (mais comme pour La Brèche, cela faisait déjà quelques mois que j’avais l’idée en tête), j’ai enfin mis le point final de cette nouvelle histoire.

L.M : Les premiers retours sur ton livre ont il été une angoisse ? Comment as-tu appréhendé cette étape ?

P.P : Oula ! Oui, l’angoisse totale. Je n’ai vraiment pas l’habitude de faire lire mes textes, et j’avais envoyé La Brèche à des éditeurs sans en parler à personne. D’ailleurs, le manuscrit n’avait eu qu’un seul bêta-lecteur avant ces envois. Donc c’était un très, très grand saut de révéler tout à coup un roman, et que tout mon entourage se mette à le lire. Le moment où j’ai vraiment stressé, c’est quand la booktubeuse Luna Lovebooks a chroniqué La Brèche. Elle était la première a publier sa critique, et le sous-titre de sa vidéo annonçait « 3 lectures, dont une déception », donc bien sûr j’étais persuadée que c’était La Brèche qui l’avait déçue. J’étais fébrile en pressant le bouton play, je crois que même pour le bac je n’ai pas autant stressé. Puis quand j’ai entendu que mon roman était son coup de coeur, et tous les propos élogieux qu’elle tenait dans sa vidéo, j’avoue avoir versé ma petite larme… C’était le soulagement, parce que se faire publier ne suffit pas. Si on veut continuer dans cette voie, il faut trouver ses lecteurs et je crois que c’est encore plus dur que d’être édité, compte tenu de la quantité de livres sur le marché. Pour ce qui est d’appréhender les critiques, je n’ai pas encore eu de retours négatifs, personne n’a descendu le livre sur la Fnac ou autre, et je n’ai pas reçu de messages pour me signifier une quelconque déception, mais si le livre se fait connaître un peu plus je devrais forcément faire face à des critiques. Je m’y prépare en songeant que certaines personnes détestent Harry Potter ou le Petit Prince, alors que l’un est un succès mondial et l’autre un pilier de la littérature. Du coup, je me dis que tous les goûts sont dans la nature et que ça fait partie du jeu. (Mais franchement, les gens qui n’aiment ni Harry Potter, ni Le Petit Prince, faudra qu’on prenne un café pour que vous m’expliquiez, un jour…)

L.M : Et enfin, quel est ton prochain événement important ?

P.P : Samedi 27 mai je serai en dédicaces au salon du livre de Milhaud (30) puis le 7 juin à la bibliothèque de Vergèze pour une dédicace/conférence !

Laure Miguet


Tu peux lire le premier chapitre de La brèche, qui est accessible en libre lecture. 

Marie-Annick : un quotidien végétarien pas si compliqué !

Marie-Annick habite à Aubière, une petite ville du Puy-de-Dôme (63). A tout juste 56 ans, elle nous parle de son passage au végétarien, sans contraintes et sans tabous. Nous la rencontrons afin qu’elle nous parle de son quotidien.

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Marie-Annick. Source : Christian Sinsard.

Laure MIGUET : Marie-Annick, comment vous est venue l’idée d’arrêter de manger de la viande ?

Marie-Annick : Je n’en mangeait pas beaucoup avant, car j’aime beaucoup les animaux. Je n’étais pas en phase avec le fait d’aimer les animaux à ce point et en suite manger leur chair. Une association militante contre les abattoirs s’est introduite clandestinement dedans. Elle a publié des vidéos des conditions des animaux : et c’est une horreur ! Les animaux ne sont pas du tout respectés. Ceci a fini de me faire changer d’avis. Je ne voulais plus du tout manger de viande.

L.M : Par quoi remplacez-vous la viande ? Vous ressentez un manque aujourd’hui ?

M.A : Je la remplace par du soja et des légumineuses. Je mange beaucoup de légumes. Je ne ressens pas de manque de la viande, au contraire ! Je suis obligée d’en préparer pour mon mari et ma mère et ça me dégoûte de devoir cuisiner de la viande. J’ai essayé de les faire changer d’avis, sans succès.

L.M : Est-ce que vous constatez un manque au niveau de votre santé ? Des carences ou faiblesses ? Ou au contraire, ressentez-vous des effets positifs sur votre santé ?

M.A : Je prend des aliments pleins de vitamines et je ne ressens aucune faiblesse. Je dors beaucoup mieux qu’avant. J’ai moins de ballonnements. Je me sens plus légère. Je me sens bien. Je me sens mieux.

L.M : Ce nouveau mode de vie est-il plus onéreux qu’avant ?

M.A : Non au contraire. La viande est très chère. Je mange des légumes et un féculent donc non.

L.M : Est-il difficile de l’adapter au quotidien, que ce soit dans votre vie professionnelle, dans vos loisirs ou avec votre entourage ?

M.A : Absolument pas. Même si je dois aller au restaurant, il y a toujours un plat végétarien. Les restaurants proposent presque tous une alternative végétarienne maintenant.

« Les animaux pour moi, c’est comme des êtres humains. Je pense profondément que les animaux ont une âme, comme nous. » Marie-Annick. 


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L.M : Pourquoi est-ce si important de protéger les animaux pour vous ?

M.A : Les animaux pour moi, c’est comme des êtres humains. Je pense profondément que les animaux ont une âme, comme nous, et qu’il s’agit donc d’un crime de les manger. Je leur parle comme à des êtres humains. Je leur donne des prénoms humains. Ça énerve mon fils quand je lui dis de faire une bise à son frère (le chien de la famille, Jules). Les gens ne se rendent pas compte que les animaux sont extrêmement importants. Justement, parlons des abeilles. Si elles disparaissent, il n’y a plus de pollinisation. Il n’y aura plus de fleurs, donc nous mourrons. C’est un enchaînement. C’est extrêmement important de garder cette chaîne qui existe. Certaines espèces disparaissent à cause de nous. Les renards et les rats disparaissent par notre faute et dans notre région les gens se plaignent d’être envahis pas les campagnols. Les gens demandent à l’état de gérer ce problème des campagnols. On a détruit une partie de la chaîne ce qui fait que c’est déséquilibré. Seulement, avant en Auvergne, ce problème n’existait pas.

L.M : Est-ce-que vous faites partie d’une association ? Si non, que pensez-vous de3481369_3_04cd_l-arctic-sunrise-le-bateau-de-greenpeace-au_5828898954f71aeac0abb5e6710db47e leurs actions ?

M.A : Je fait partie de Greenpeace. Tous les mois, je leur envoie de l’argent. J’ai pas assez le temps pour m’investir comme eux, donc je donne de l’argent pour me sentir utile.

L.M : Que pensez-vous du message des communautés végan et végétarienne ?

M.A : J’ai jamais entendu quoi que ce soit la dessus. Ces communautés sont un peu dans l’air du temps. C’est un peu bobo, ça fait bien d’être végétarien. Ces mouvements disparaitront et ils trouveront autre chose de plus intéressant. Mais je n’ai jamais rien entendu de leur part.

L.M : Vous vous sentez impliqués dans leur communauté ? Ou il s’agit d’un choix personnel ?

M.A : C’est un choix personnel. Si j’avais pu le faire avant je l’aurais fait. Ça fait longtemps que ça me trottait dans la tête mais je n’avais jamais franchi le cap.

Laure MIGUET


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