Je suis pour la journée internationale des droits des femmes, et non la journée de la femme

Car, si le 8 mars existe, ce n’est pas pour rajouter une journée ridicule au calendrier, telle que la fête des mères ou encore la fête des pères, mais bel et bien pour défendre les droits des femmes, et donc des Hommes.

Le 8 mars est là pour mettre en avant les actions féministes, tout en faisant un état des lieux de ce qu’il reste à faire. Les féministes sont parfois relayées à une image de femmes1571657-salaire-emploi-hommes-et-femmes-restent-inegaux-au-travail folles et délurées, alors que le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.

Notre société a réussi à rendre cette journée commerciale, alors qu’il s’agit de rendre hommage aux actions faîtes, mais surtout de constater ce qu’il reste à faire.

  • Ce n’est pas en proposant des promotions absurdes sur les soutiens-gorge que le combat avancera, non.
  • Ce n’est pas en proposant des rose rouge pour la journée de la femme que le combat avancera, non.

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Mais par contre, constater qu’en France, les femmes touchent sur leur salaire en moyenne 19 % de moins que les Hommes sur un même poste, c’est ça le 8 mars.

Ou encore que dans de nombreux pays, les femmes sont violées, excisées, jugées, exploitées, et n’ont pas le même statut que les hommes.
Ou encore que dans certains pays, les femmes sont sous la tutelle de leur père, leur mari, de leur frère, ou même de leur fils. Les femmes sont tellement peu considérées qu’elles sont rejetées à leurs fils, comme si tout ceci était naturel.
Constater que cette année, en Pologne, les politiques ont tenté de retirer le droit à l’IVG, c’est constater que rien n’est gagné.
Constater qu’en Amérique, les politiques jouent avec les libertés des femmes, c’est aussi constaté que rien n’est gagné.

2048x1536-fit_blaMais enfin, constater que les hommes se permettent d’émettre un avis sur le droit à l’IVG, alors que cela ne les concerne pas, c’est montrer une fois de plus que le combat n’est pas gagné. Car oui, quand on parle d’IVG, on devrait plutôt s’intéresser aux femmes qui portent ce poids, plutôt que de voter des lois entre hommes, comme en Arabie Saoudite.

Alors oui, pour le 8 mars, il n’est pas d’ordre d’offrir des roses aux femmes que vous connaissez, non. Il est d’ordre d’avancer dans l’égalité entre les hommes et les femmes et comme le disait Simone de Beauvoir :

N’oubliez pas qu’il suffit d’une crise économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. 

Laure Miguet

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